Ce glossaire du jardin réunit les termes techniques utiles pour planter, entretenir et protéger un jardin, du sol aux ravageurs en passant par la réglementation. Chaque définition renvoie à un article qui approfondit le sujet.
Chlorose ferrique
Définition : La chlorose ferrique est un jaunissement des feuilles dû à une carence en fer, qui empêche la plante de produire assez de chlorophylle. Les nervures restent vertes tandis que le reste du limbe pâlit.
La chlorophylle donne leur couleur verte aux feuilles et permet la photosynthèse. Le fer, le magnésium, l’azote, le manganèse ou le zinc sont nécessaires à sa synthèse. Lorsqu’un de ces éléments manque, les feuilles se décolorent : on parle de chlorose.
Dans le cas du fer, la décoloration va du vert pâle au blanc jaunâtre selon la gravité. Elle touche d’abord les feuilles les plus jeunes, au fur et à mesure de la pousse, alors que les nervures principales restent assez vertes. Les carences en azote ou en magnésium touchent plutôt les vieilles feuilles en premier.
La carence ne vient pas toujours d’un sol pauvre en fer. Un calcaire actif trop abondant, un pH inadapté, un drainage insuffisant ou des racines abîmées peuvent empêcher la plante d’absorber le fer présent. Les plantes calcifuges supportent particulièrement mal les sols riches en carbonate.
Les plantes de terre de bruyère, comme le rhododendron, y sont très sensibles : un apport de calcaire réduit la disponibilité du fer. Elles demandent un sol acide, au pH compris entre 4 et 6 pour les rhododendrons, et redoutent aussi le calcaire de l’eau d’arrosage.
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Crédit d’impôt
Définition : Le crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile rembourse une partie des dépenses de services à la personne, dont les petits travaux de jardinage. Il s’élève à 50 % des sommes payées dans l’année, dans la limite d’un plafond annuel.
L’avantage concerne les services rendus au domicile, résidence principale ou secondaire située en France, par un salarié employé directement ou par une association, une entreprise ou un organisme déclaré. Les petits travaux de jardinage, débroussaillage compris, figurent dans la liste des activités ouvrant droit au crédit d’impôt, aux côtés de l’entretien de la maison ou du petit bricolage.
Dans le cas général, les dépenses sont retenues dans la limite de 12 000€ par an, soit un avantage de 6 000€ au plus. Ce plafond est majoré de 1 500€ dans certains cas, par exemple par enfant à charge, sans dépasser 15 000€. Les dépenses de petits travaux de jardinage sont elles-mêmes plafonnées à 5 000€ par an et par foyer fiscal, à l’intérieur du plafond global.
Les aides reçues pour financer l’emploi, comme une aide de l’employeur, doivent être déduites des dépenses. Les sommes payées par Cesu sont préremplies dans la déclaration de revenus et doivent être vérifiées. Il faut conserver les justificatifs, attestations de l’Urssaf ou factures, car une facture réglée en espèces n’est pas acceptée.
Le montant est calculé par l’administration fiscale et figure sur l’avis d’imposition. Selon la situation, le versement peut prendre la forme d’un acompte en début d’année suivi d’un solde, ou d’une avance immédiate qui réduit directement la somme à payer. Les règles évoluent d’une année à l’autre : la fiche officielle de service-public.fr fait foi, et un professionnel peut aider à étudier un cas particulier.
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Drageon
Définition : Un drageon est une pousse née sur une racine, à la base ou à une certaine distance d’un arbre ou d’un arbuste. Issu de la multiplication végétative, il est génétiquement identique à la plante mère.
Le drageon ne vient pas d’une graine mais d’un méristème situé sur une racine ou un rhizome. La plante mère et ses drageons forment ainsi un clone. Ce mode de propagation naturelle relève de la multiplication asexuée.
De nombreuses espèces drageonnent abondamment : le merisier, les pommiers, les rosiers, les troènes, les noisetiers, l’ailante ou l’artichaut. Chez la plupart des bambous, les drageons deviennent parfois un réel inconvénient. Certains porte-greffes de pommier drageonnent, alors que d’autres n’en produisent pas.
En arboriculture fruitière, on conseille en général d’éliminer les drageons, qui prélèvent une part de l’eau et des nutriments de l’arbre d’origine, ce qui est réputé limiter la production de fruits. Pour ne pas fatiguer la plante, la coupe se fait dès leur apparition.
Un drageon peut aussi servir à multiplier la plante : une fois déraciné, il se repique comme une jeune plantule ou sert à faire des boutures. On obtient alors un nouveau sujet identique au pied dont il est issu.
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Engrais azoté
Définition : Un engrais azoté apporte principalement de l’azote (N), l’un des trois éléments majeurs de la nutrition des plantes avec le phosphore et le potassium. L’azote soutient le développement végétatif des tiges et des feuilles.
Les engrais se décrivent par leur teneur en trois macronutriments : azote (N), phosphore (P) et potassium (K). Un engrais simple n’en contient qu’un, un engrais composé en associe deux ou trois, d’où l’appellation NPK. Une formule 5-10-5 indique ainsi 5 % d’azote, 10 % de phosphore exprimé en P2O5 et 5 % de potassium exprimé en K2O.
L’azote contribue au développement des parties aériennes de la plante. Il est utile à la plantation, au printemps et pendant la période de croissance. Apporté en excès, il favorise le feuillage au détriment des fleurs, des fruits ou des bulbes, d’où l’intérêt d’un apport mesuré.
Dans un engrais, l’azote est exprimé en N mais apporté sous forme de nitrate, d’ammonium ou d’urée. Sa production industrielle s’est développée avec le procédé Haber, qui permet de fabriquer de l’ammoniaque à partir de l’azote de l’air, et qui a bouleversé le marché des engrais azotés après la Première Guerre mondiale.
Les engrais verts offrent une autre voie : une culture intermédiaire est enfouie sur place. Lorsqu’il s’agit de légumineuses, comme la luzerne ou le trèfle, le sol s’enrichit aussi en azote assimilable, grâce aux bactéries associées à leurs racines.
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Géotextile
Définition : Un géotextile est un tissu perméable en polymères, naturels ou synthétiques, posé au contact du sol. Il sépare deux couches de matériaux tout en laissant passer l’eau, par exemple sous une allée de gravier.
On distingue les géotextiles tissés et non tissés, ces derniers pouvant être aiguilletés ou thermoliés. Ils appartiennent à la famille des géosynthétiques utilisés en génie civil. Le nom de marque Bidim est souvent employé, à tort, pour désigner l’ensemble de ces produits.
Leur rôle principal est de créer une barrière physique perméable entre le terrain naturel et les matériaux d’apport. L’eau passe, mais les particules fines du sol ne migrent pas dans la couche supérieure et n’en modifient pas la structure. On parle de géotextile de séparation ou de filtration.
Ces produits existent en de nombreuses largeurs, longueurs et épaisseurs, et se définissent par leurs caractéristiques techniques. Certains servent de renfort sous les plateformes routières et ferroviaires, d’autres protègent les drains contre le colmatage, ce qui prolonge leur durée de vie.
Au jardin, des géotextiles en fibres naturelles, comme le jute ou la coco, servent au paillage des massifs et des haies ou à la lutte contre l’érosion des talus ; ils se dégradent en quelques années. En paysagisme, un géotextile posé après décaissement peut aussi séparer une terre d’apport du sol en place sans bloquer l’eau.
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Glyphosate
Définition : Le glyphosate est un herbicide total et systémique : non sélectif, il est absorbé par les feuilles puis agit dans toute la plante. Il a d’abord été produit par Monsanto à partir de 1974, sous la marque Roundup.
Le glyphosate agit aussi bien sur les monocotylédones, comme les graminées, que sur les dicotylédones. Il sert au désherbage avant semis, en forêt, comme défoliant ou dessiccant sur certaines cultures, et dans la culture sans labour. Son brevet est tombé dans le domaine public en 2000, ce qui a permis à d’autres fabricants de le produire.
Le 20 mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), agence de l’OMS, l’a classé « probablement cancérogène » pour l’humain. Le CIRC précise qu’il évalue un danger, l’estimation du risque pour la population relevant des agences sanitaires. L’Agence européenne des produits chimiques ne le considère pas comme cancérogène, et le sujet reste débattu.
En France, la vente de glyphosate est interdite aux particuliers depuis le 1er janvier 2019, mais reste autorisée aux professionnels, agriculteurs ou maraîchers. Au niveau européen, la Commission a annoncé le 16 novembre 2023 le renouvellement de l’autorisation du glyphosate pour dix ans.
Pour autoriser ou refuser la mise sur le marché d’un produit, les autorités sanitaires se fondent sur un dossier fourni par le demandeur et sur les études disponibles. Le glyphosate et ses produits de dégradation font aussi l’objet de suivis dans les eaux de surface. Pour un usage professionnel, l’étiquette du produit et un conseiller agricole restent les références.
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Grelinette
Définition : La grelinette est un outil de jardinage à deux manches et à dents recourbées, qui ameublit la terre sans la retourner. Elle fonctionne sur le principe du levier.
L’outil a été inventé par André Grelin, qui en a obtenu le brevet en 1964. Il s’agit d’une fourche-bêche munie de trois à cinq dents biseautées, recourbées et tranchantes, et de deux manches latéraux. On l’appelle aussi biobêche.
Le jardinier enfonce les dents verticalement dans le sol, puis tire les deux manches vers lui : une motte de terre se soulève sur la largeur de l’outil. Il bascule ensuite la grelinette à droite et à gauche pour diviser la motte, puis recule d’un pas pour recommencer.
Contrairement à la bêche ou au motoculteur, qui brassent fortement la terre, la grelinette ameublit sans mélanger les couches du sol. Cette méthode préserve l’écosystème du sol et en fait un outil apprécié en agriculture biologique. Le soulèvement des mottes aère aussi la terre jusqu’à la profondeur atteinte par les dents.
Le travail demande moins d’effort qu’avec une fourche-bêche et sollicite surtout les bras plutôt que le bas du dos. Après son passage, un hoyau à dents ou un râteau permet d’affiner la surface. L’outil a été largement imité, sous des noms comme aérofourche ou fourche écologique.
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Hanneton commun
Définition : Le hanneton commun (Melolontha melolontha) est un coléoptère de la famille des Scarabaeidae. Sa larve, appelée ver blanc, se nourrit de racines, tandis que l’adulte mange les feuilles et les pétales.
L’adulte mesure de 25 à 30 mm et porte des élytres brun rougeâtre. Le mâle se distingue de la femelle par les lamelles de ses antennes : sept chez le mâle, six chez la femelle. L’espèce a été décrite par Carl von Linné en 1758.
Le cycle se déroule sur trois, voire quatre ans. Les œufs sont pondus dans le sol à quelques centimètres de profondeur et éclosent quatre à cinq semaines plus tard. Les larves s’enfoncent pour hiberner, puis remontent au printemps et causent les dégâts les plus importants en dévorant les racines. La nymphose a lieu vers un mètre de profondeur.
La larve de hanneton est blanchâtre, arquée, avec une grosse tête et de longues pattes. Elle est souvent confondue avec celle de la cétoine dorée, qui a une petite tête, des pattes courtes et un abdomen large. La distinction compte : la larve de cétoine se nourrit de déchets végétaux et ne pose aucun problème aux cultures.
Parmi les moyens de lutte, un labour d’hiver profond détruit une partie des larves, et un travail superficiel du sol détruit des œufs. Dans les massifs, un binage profond peut suffire à maintenir la population sous le seuil nuisible. De nombreux animaux mangent hannetons et larves, dont les taupes, les hérissons, les pies et les chauves-souris.
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Laurier rose
Définition : Le laurier rose (Nerium oleander) est un arbuste persistant de la famille des Apocynacées, typique des paysages méditerranéens. Apprécié pour sa floraison, c’est aussi une plante toxique dans toutes ses parties.
Le laurier rose est la seule espèce du genre Nerium. Il pousse à l’état sauvage en Europe du Sud, en Afrique du Nord et en Asie, sous des climats aux hivers très doux. On l’appelle parfois oléandre. Il ne faut pas le confondre avec le laurier-sauce, utilisé en cuisine.
Il mesure en général environ 2 mètres, mais peut dépasser 4 mètres s’il est conduit en arbre. Ses feuilles persistantes et coriaces, longues de 5 à 20 cm, sont souvent groupées par trois autour des tiges. Résistant à la sécheresse et à la taille, il forme des haies dans les jardins et les parcs.
Toutes les parties de la plante contiennent de l’oléandrine, un hétéroside qui agit sur le cœur. Son ingestion peut provoquer des vomissements et des troubles cardiaques graves, parfois mortels selon la dose. Les animaux herbivores peuvent aussi s’empoisonner, surtout avec des feuilles sèches. En cas d’ingestion, il faut contacter sans attendre un centre antipoison ou les secours.
Il se multiplie facilement par bouture herbacée, prélevée en mars ou avril et mise à raciner dans l’eau avant d’être plantée dans une terre riche et légère. En climat méditerranéen, ce bouturage se pratique plutôt entre décembre et février. Le marcottage des branches est aussi possible.
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Maîtrise d’œuvre
Définition : La maîtrise d’œuvre désigne l’ensemble des missions de conception et de suivi d’un ouvrage, exercées pour le compte du maître d’ouvrage. Le maître d’œuvre peut être un architecte, un bureau d’études ou une entreprise spécialisée.
Deux rôles se répondent dans un projet. Le maître d’ouvrage est le commanditaire : il définit le besoin et finance l’opération, qu’il s’agisse d’une collectivité, d’une entreprise ou d’un particulier. Le maître d’œuvre apporte une réponse architecturale, technique et économique à ce programme, dans le respect du budget et des délais fixés.
Pour les marchés publics, la loi MOP décompose la mission en étapes : les études d’esquisse, les études d’avant-projet, l’assistance pour la passation des contrats de travaux, la direction de l’exécution des travaux, puis l’assistance lors des opérations de réception. Chaque étape prépare la suivante et permet d’ajuster le projet avant le chantier.
Pendant les travaux, le maître d’œuvre fait l’interface entre le commanditaire et les entreprises. Il veille aux coûts, aux délais et aux choix techniques, et vérifie que l’exécution respecte les plans et le cahier des charges. Dans un marché public, il n’exécute pas lui-même les travaux, confiés à des entreprises distinctes pour éviter tout conflit d’intérêts.
Dans un marché privé, cette séparation n’est pas imposée : une même entreprise peut concevoir et réaliser l’ouvrage. Historiquement issue du bâtiment et des travaux publics, la distinction entre maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre s’est étendue à d’autres secteurs, notamment aux projets complexes qui demandent une coordination entre le commanditaire et un prestataire technique.
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Mûrier platane
Définition : Le mûrier platane, ou mûrier à feuilles de platane, est un arbre d’ornement de la famille des Moracées, originaire d’Asie. Il est souvent planté pour son ombrage, en alignement ou dans les parcs.
Rattaché à l’espèce Morus australis, le mûrier platane a été introduit en Europe au début du XXe siècle. Il a longtemps été confondu avec le mûrier blanc (Morus alba), dont il se distingue par ses stigmates portés par un style bien individualisé.
C’est un arbuste ou un petit arbre à feuilles caduques, qui peut atteindre 6 à 7 mètres de haut. Ses feuilles, de taille et de forme très variables, sont dentées et souvent profondément lobées, avec une face supérieure vert foncé légèrement rugueuse au toucher.
Il accepte facilement les tailles sévères. Son port naturellement étalé est souvent travaillé pour former un parasol naturel, d’où sa présence le long des rues et dans les parcs de stationnement. Des variétés stériles ont été sélectionnées pour éviter les fruits qui tachent les trottoirs.
Lorsqu’il fructifie, il donne des mûres d’environ 1 cm de diamètre, rouges à violet foncé à maturité, juteuses et sucrées. Ces fruits, plutôt insipides, sont comestibles crus ou en tarte. Comme pour toute cueillette, il faut être certain de l’identification de l’arbre avant de consommer ses fruits.
Pour aller plus loin : Fruits du mûrier platane : comestibles ou non ?
Nouaison
Définition : La nouaison est la phase initiale de la formation du fruit. C’est le moment où l’ovaire de la fleur se transforme en fruit, après la fécondation.
Le fruit est l’organe végétal qui contient les graines. Il succède à la fleur par la transformation du pistil : la paroi de l’ovaire devient la paroi du fruit, appelée péricarpe, et l’ovule donne la graine. La nouaison marque le début de cette transformation.
La formation du fruit suit en général la fécondation, mais elle peut parfois se produire sans elle : on parle alors de parthénocarpie. Dans la vigne, la nouaison intervient après la floraison, quand les baies ont la grosseur d’un grain de poivre.
Le melon porte à la fois des fleurs mâles et des fleurs femelles, ou des fleurs mâles et des fleurs hermaphrodites selon les plantes. Pour que les fruits nouent, les fleurs doivent être pollinisées. Supprimer les feuilles qui masquent les fleurs femelles aide les insectes pollinisateurs à y accéder.
Le mot vient de « nouure », ou « nouëure », qui désignait au XVIIe siècle l’action de nouer. Au jardin, la nouaison sert de repère dans le calendrier de culture : la plante passe de la floraison à la croissance du fruit, et les soins s’adaptent à cette nouvelle phase.
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Olivier en nuage
Définition : L’olivier en nuage est un olivier taillé en masses de feuillage arrondies portées par des branches dégagées. Cette taille d’inspiration japonaise emprunte au niwaki, l’art japonais de former les arbres de jardin.
Le niwaki, littéralement « arbre de jardin », est un art traditionnel japonais qui consiste à cultiver, sculpter et tailler un arbre en pleine terre pour restituer dans le jardin les paysages admirés dans la nature. Il cherche à donner à de jeunes sujets l’aspect d’arbres anciens.
Cet art a été marqué par le culte shinto et l’esthétique épurée du zen. Au Japon, l’arbre le plus utilisé est le pin, symbole de victoire face à l’adversité, présent dans chaque jardin japonais. On y forme aussi des ifs, des houx ou des azalées taillées en formes arrondies.
Le niwaki se rapproche visuellement du bonsaï, mais l’arbre reste en pleine terre et ses racines ne sont pas taillées. Le bonsaï vise la miniaturisation d’un sujet unique, alors que le niwaki concentre la végétation à certains endroits et intègre l’arbre dans un ensemble.
En France, la taille en nuage se pratique sur différents arbres, dont l’olivier. Elle reste une taille d’inspiration japonaise, qui partage surtout avec le niwaki les masses de végétation densifiées. Tout arbre dont la forme est conduite par la taille peut d’ailleurs être considéré comme un niwaki, que l’intervention soit marquée ou discrète.
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Radicelle
Définition : Une radicelle est une racine très fine issue des racines principales d’une plante. Les radicelles assurent une grande partie de l’absorption de l’eau et des sels minéraux qui forment la sève brute.
Le système souterrain d’une plante commence au collet, la jonction entre les parties aériennes et les racines, située au ras du sol. Viennent ensuite les racines d’ancrage, qui maintiennent le végétal en place, puis les radicelles. Celles-ci se ramifient en un système chevelu de racines de plus en plus fines.
Les radicelles portent des milliers de poils absorbants, des cellules spécialisées qui prélèvent l’eau et les éléments minéraux du sol. Elles fournissent ainsi la matière première de la sève brute, qui monte ensuite vers les feuilles. Leur bon état conditionne la reprise d’un arbre fraîchement planté.
Lorsque les radicelles restent concentrées près de la surface, la plante supporte mal la sécheresse. Un arrosage long et en profondeur, plutôt que des apports courts et fréquents, les incite à se développer plus bas dans le sol, où l’humidité se maintient plus longtemps.
Un arbre peut être planté à racines nues ou avec sa motte de terre. Dans le premier cas, ses racines fines sont directement exposées pendant la manipulation. Les blessures et le stress subis à ce moment sont à l’origine du choc de transplantation, que l’on cherche à limiter par une plantation soignée et un arrosage après la mise en terre.
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Terre de bruyère
Définition : La terre de bruyère est un substrat acide, léger et riche en humus, issu de la décomposition de végétaux comme la bruyère. Elle convient aux plantes qui redoutent le calcaire, comme les rhododendrons, les azalées ou les camélias.
La terre de bruyère naturelle se forme dans les landes à bruyère et à ajonc, sur un sous-sol siliceux. Son pH avoisine 4 ou 5 et ne dépasse jamais 6. Riche en sable, elle est légère et favorise la respiration des racines, mais elle retient mal l’eau des pluies et des arrosages.
La vraie terre de bruyère est rare dans le commerce. Les sacs vendus sous ce nom contiennent le plus souvent un substrat aux caractéristiques proches, composé selon les fabricants de sable, de tourbe, d’écorces de pin broyées, de compost ou de fibres végétales. Ce mélange retient en général mieux l’eau que la terre naturelle.
La tourbe présente dans beaucoup de ces terreaux est un matériau peu renouvelable : elle s’accumule dans les tourbières au rythme de quelques millimètres par an, bien moins vite qu’on ne la prélève. Choisir un substrat sans tourbe limite la pression sur ces milieux.
Les rhododendrons sont des plantes acidophiles qui apprécient un sol frais, bien drainé et humifère, au pH compris entre 4 et 6. Ils redoutent le calcaire, y compris celui de l’eau d’arrosage. Un apport calcaire réduit la disponibilité du fer et provoque un jaunissement des feuilles autour des nervures, la chlorose.
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Transplantation
Définition : La transplantation, aussi appelée repiquage ou replantation, consiste à déplanter un végétal pour le replanter dans un autre endroit ou un autre substrat. Elle concerne aussi bien un jeune semis qu’un arbre déjà installé.
Le végétal peut être prélevé à racines nues ou avec sa motte de terre. Le repiquage se fait à la main, avec un transplantoir ou une houe, ou de façon mécanisée pour des cultures comme la tomate ou la betterave. Il permet notamment de donner plus d’espace à des plants à l’étroit dans leurs godets.
La principale difficulté est d’éviter le choc de transplantation, causé par le stress et les blessures subis par la plante. Le stade de croissance au moment de l’opération, les conditions météorologiques et les soins apportés juste après comptent parmi les facteurs de réussite. Certaines espèces, comme le radis ou la carotte, supportent si mal le repiquage qu’il est déconseillé.
Chez l’olivier, le système racinaire est plutôt peu profond, de 60 à 100 cm, et se développe latéralement. Les racines principales dépassent peu l’aplomb du feuillage, tandis que les radicelles explorent une large surface. Ce chevelu racinaire, limité en général au premier mètre de sol, est la partie la plus exposée lors d’un déplacement.
L’olivier supporte bien la sécheresse mais craint l’excès d’eau et les arrosages trop abondants. L’humidité du sol figure d’ailleurs, avec le gel, parmi les causes de mortalité de l’arbre. Après une transplantation, un terrain bien drainé reste donc une condition de reprise.
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